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Armentières
Ech Beffro d'Armentières : 100% CHTI!

Bé dù qu’in va diminche ? In va vir ech biau Beffro d’Armentières ! (Visite du Beffroi en CHTI)
  Diminches 25 mai, 27 juillet, 31 août à 10h00
TARIF : 3 €/adulte – 2,50 €/enfant (6 à 12 ans) INSCRIPTION OBLIGATOIRE places limitées à 17 personnes, inaccessible aux jeunes enfants. RDV devant le perron de la mairie.

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Traditions

Le beffroi est toujours présent dans les grands moments festifs des villes, il constitue le lieu de surprenantes cérémonies collectives.

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Traditions : Le beffroi au centre des fêtes
Lorsqu’on compare les traditions festives du Nord de la France et de la Belgique, on constate à quel point les deux cultures sont proches, constituant une aire culturelle transfrontalière commune. On peut dégager essentiellement deux types de cycles festifs qui se confondent souvent : les carnavals, où les habitants sont les acteurs fantasmagoriques de la rue, et les processions de géants où de grands mannequins d’osier sont portés par des corporations guidant les habitants dans la ville.

Le beffroi est le centre de la géographie festive. Il est très souvent le point de départ, il donne le coup d’envoi. Il est aussi le point de ralliement, après les va-et-vient de la foule. Il est enfin le lieu des temps forts de la fête avec les fameux jets d’ « objets fétiches », référence à la prodigalité des seigneurs ou des magistrats municipaux d’autrefois qui, les jours de fêtes, exerçaient leur générosité par les fenêtres.

Les Fêtes

La Fête des Nieulles :

1510, Jacques III de Luxembourg

Si sa date d’instauration n’est pas précisément définie (entre 1413 et 1530), la fête des Nieulles perpétue une tradition vieille de 5 siècles environ.

Les Comtes de Luxembourg, alors souverains de ce pays, avaient leur résidence à Armentières et, lors d’une occasion méconnue, donnèrent un grand repas au Magistrat à la Ville. Des Nieulles, sorte de petits pains asymes, se trouvaient au dessert et en signe de joie, on en jeta au peuple par la Croisée. Voici l’origine donnée à cette manifestation appelée Fête aux Nieulles et qui se déroule le premier lundi de mai.

Cette tradition est restée vivace jusqu’à la Révolution. Elle revoit le jour vers 1800 pour s’éteindre quelques dizaines d’années plus tard. Les commerçants décident de la faire revivre en 1938. Ce renouveau fut éphémère pour cause de guerre et il faut attendre 1954 pour que renaisse une seconde fois la Fête des Nieulles. L’élection de la Reine des Nieulles contribue à ancrer les Nieulles dans la tradition populaire de la ville d’Armentières. Depuis une dizaine d’années, les spectacles prennent la dimension de concerts mais le lancer des Nieulles, aujourd’hui des petits biscuits, reste un incontournable de cette fête.

La Fête du cochon rose :

" Quand la truie filera son lin, les Français prendront Hesdin ! ".

C'est en 1639 que les Espagnols, tellement convaincus de conserver Hesdin, avaient lancé cette phrase aux Français. Bien mal leur en pris puisque malgré leur défense les Français finirent par l'emporter et occupèrent la ville d'Hesdin.

Trois siécles et demi plus tard, la municipalité d'Hesdin décida de rappeler cet évènement par une célébration. La truie est remplacée par le cochon rose, et donne son nom à la fête de la ville. Tous les trois ans, les associations locales défilent en ville sur des chars et se retrouvent au pied de l'hôtel de ville. C'est du haut de la bretèche que sont jetés à la foule des petits cochons rose en pain d'épice.

La Fête des Louches :

Comme pour de nombreuses traditions, ses origines demeurent variées et mystérieuses.

Une interprétation historique raconte que Jean Ier de la Clyte, seigneur de Comines, fut fait prisonnier par les Anglais à l’issue de la bataille d’Azincourt en 1415. Les habitants de Comines collectèrent une forte rançon pour le délivrer. C’est en remerciement qu’en 1456 son fils Jean II obtint de Philippe Le Bon le privilège pour les cominois de commercer librement le jour de la Franche Foire, 9 octobre, jour de la Saint-Denis. A cette date, le seigneur lança à la foule des louches, symbole de sa libération. Un vitrail de l’hôtel de ville atteste de cette tradition, avec un seigneur prêt à jeter une louche.

A partir de cette histoire qui semble la plus plausible, deux légendes sont nées.

Une première datant du XVème siècle raconte qu’un seigneur de Comines aurait été injustement enfermé dans le donjon du château. Pour prévenir de son emprisonnement et alerter la population, il lança par la fenêtre son couvert de bois gravé aux armes de la famille. Il pût ainsi être libéré.

La seconde légende trouve son origine dans la création de la Franche Foire : lors de la Franche Foire de 1456, un commerçant mécontent de n’avoir pas écoulé son stock de marchandises aurait jeté de rage aux passants son fonds d’étal invendu.

La Fête des Louches se déroule donc à Comines, le deuxième dimanche d’octobre.

C’est la Confrérie de la Franche Louche, association créée en 1884, qui a repris cette tradition. Voici donc 122 ans qu’elle organise, en collaboration avec la municipalité, les temps forts des festivités, avec comme moment phare le jet de louches du haut de la bretèche de l’hôtel de ville. Ce sont les confrères de la Franche Louche, les élus et bien évidemment le maire qui s’adonnent au jet de louches à la foule.

Ce week-end festif associe également les géants cominois. Au nombre de quatre, ils sont véritablement liés à la cérémonie, notamment les deux premiers, P’tite Chorchire et Grande Gueuloute. Ce couple de géants apparaît pour la première fois en 1890. Burchard de Comines, personnage historique en costume de croisé est conçu spécialement pour le centenaire de la Fête des Louches, en 1984. Le dernier, Messire de Comines, brandissant une louche, porte le costume de la confrérie aux couleurs de la famille seigneuriale de la Clyte.

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