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Armentières Ech Beffro d'Armentières : 100% CHTI!
Bé dù qu’in va diminche ? In va vir ech biau Beffro d’Armentières ! (Visite du Beffroi en CHTI) Diminches 25 mai, 27 juillet, 31 août à 10h00 TARIF : 3 €/adulte – 2,50 €/enfant (6 à 12 ans) INSCRIPTION OBLIGATOIRE places limitées à 17 personnes, inaccessible aux jeunes enfants. RDV devant le perron de la mairie.
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Le beffroi est toujours présent dans les grands moments festifs des villes, il constitue le lieu de surprenantes cérémonies collectives.
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Histoire et documents |
Le terme beffroi est assez peu défini à l’origine, il a connu de nombreuses utilisations qui ont évoluées au fil des siècles.
Ce mot d’origine germanique serait à rapprocher de Bergfrid, « qui garde la paix ».
Au temps de Jules César déjà, ce terme était usité pour désigner une tour mobile construite en bois et permettant de franchir les fortifications lors du siège d’une cité. Par la suite et encore de nos jours, il qualifie une construction en charpente permettant à la fois le maintien et la mobilité d’une cloche. Prenant le contenu pour le contenant, le terme beffroi désigne alors toute tour abritant une ou plusieurs cloches.
L’érection des beffrois correspond à l’émergence du mouvement communal à partir du XIe siècle. L’essor économique et démographique donne naissance à des bourgs commerciaux administrés par des marchands regroupés en association. Ces marchands devenus bourgeois revendiquent une autonomie administrative, juridique et économique auprès de leur suzerain à travers une charte de privilèges. Afin de matérialiser leur commune, ils souhaitent posséder leur propre tour à même de rivaliser avec les donjons et clochers, le beffroi. Au départ lieu multifonctionnel (tour de guet, salle de réunion, prisons, coffre-fort...), il perdra au fil des siècles ses utilités pratiques mais reste encore aujourd’hui un monument majeur des villes du nord de la France, un symbole de notre culture.
Les guerres vont provoquer un véritable traumatisme. Certaines villes sont quasi-entièrement rasées, comme Dunkerque, Bailleul, ou Arras. Le beffroi, à la fois symbole et point de repère, fut une cible privilégiée durant les guerres. Les destructions suscitent une prise de conscience de la valeur de ce monument.
Cependant, toutes ces dégradations affectant le beffroi sont rarement laissées comme telles. En effet, chaque commune est marquée par la volonté de restaurer ou de réédifier sa tour communale, même si plusieurs décennies sont parfois indispensables pour récolter les fonds nécessaires. En fait, à ce moment de l’histoire des villes, la mort du beffroi signifie la mort de la cité. Lorsque le beffroi renaît de ses cendres, c’est toute la ville qui se redresse.
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